Sommé​-​e

by Tachycardie

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Alfonso Carrillo
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Alfonso Carrillo Mind-blowing percussive madness, and an absolute joy for my ears! Favorite track: D'humeur à savoir.
overfireisland
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overfireisland The ten-minute tension-building crescendo of the first track ultimately gives way to some truly unique and head-spinning rhythmic showmanship that I can't get enough of! Favorite track: Pas élevé, se nourrit.
stolenbaby
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stolenbaby This is the sound of twiddling your thumbs while waiting in line to dive into a black hole while smiling. Favorite track: Directement au voleur.
Bart Furp
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Bart Furp First time I heard about this record, I really wanted to hear it. Track 1, apparently some speed-freak tapping on an empty beer can?

I moved on to track 2. Loved it. Reminded me of Par Lindgren. Bought that track.

Then discovered track 3. Went into an audio-induced trance for 17 minutes. Bought track 3.

Then re-listened to track 1, and decided that the beer-can rhythms did indeed belong. Favorite track: Directement au voleur.
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    Sommé-e 12" Vinyl + Screen printed mini-poster (14,8 x 21 cm),
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    Limited to 50 copies.
    Art & Screen print by JB Geoffroy

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about

(english below)

Le batteur Jean-Baptiste Geoffroy multiplie les projets, mais aucun ne se ressemble. Un duo frénétique batterie/guitare dont les concerts s’évaluent, toujours à la hausse, sur l’échelle de Richter (Pneu), un projet électronique et récréatif (Kick5ive), un trio pop SF, aux confins de l’expérimental (Binidu), ou encore La Colonie de Vacances, création scénique et quadriphonique qui réunit 12 musiciens. En bref : Geoffroy est un batteur boulimique qui aime travailler en groupe, explorer les dispositifs musicaux et surtout se lancer des défis. D’où Tachycardie : son projet solo. Sans batterie.

De beaux disques de batteurs, il en existe déjà. JB Geoffroy ne suivra pas les traces de Chris Corsano, de Man Forever ou de Will Guthrie, qui font partie de ses références. Car s’il fallait suivre des traces, où serait le défi ? Le jeu ?

JB Geoffroy fait donc un choix radical : il se passera de batterie. Il conçoit Tachycardie comme un dispositif sonore alliant, d’un côté, l’abstraction des sons électroniques, provenant parfois de field recordings, et de l’autre, la matière, palpable, tangible, dense. Pas de caisse claire, pas de grosse caisse, chez Tachycardie. À leur place ? De la céramique. Du bois flotté. Des cloches. Des clés. De la vaisselle cassée. Des coquilles d'huîtres. Une Histoire de France, reliée, signée Pierre Conard. À ces objets hétéroclites, Geoffroy mêle quelques instruments : des cymbales, des sons de guitare, motorisés. Tachycardie donne à Geoffroy l’occasion d’explorer l’acoustique du monde et des objets, de se rendre compte que les possibilités sont infinies, d’en explorer de nombreuses et d’en rapporter les pépites qu’il a passées dans son tamis.

En 2019 sort Probables, le premier album de Tachycardie (Un je-ne-sais-quoi, 2019), un disque d’une richesse inouïe, somptueusement mis en son par Brice Kartmann. Probables lance aussi Tachycardie sur scène, aussi bien en solo qu’en groupe. Pour le Tachycardie Ensemble, Geoffroy s’accompagne de 6 musiciens. À chaque étape de sa tournée, il en invite 5 à 10 autres sur place. Tachycardie peut aussi prendre la forme la forme d’installations plastiques et sonores autonomes.

Pour Olivier Lamm, de Libération, Geoffroy « compose autant qu’il joue, nous encercle autant qu’il écoute ». On ne saurait mieux dire. Tachycardie plonge ses racines dans le terrain du jeu, au sens enfantin du terme. Le jeu : l’exploration, l’imprévisibilité. Surprendre, être surpris, par des correspondances inattendues entre les matières. Une harmonique extraite d’un impact sur une dalle de céramique peut se fondre dans une autre, provenant, elle, d’un morceau de métal ou d’un bout de bois. Une texture nouvelle se crée, une texture multiple et unifiée, mouvante, qui sera l’ADN de Tachycardie le temps d’un morceau - ou d’une infime partie de ce morceau.

Le jeu, c’est aussi l’image, et les histoires que ces images peuvent raconter. Geoffroy se nourrit d’images, et en fabrique lui-même. Dessinateur et graphiste, il reformule l’image sous forme de sons, qui forgent à leur tour de nouvelles images. Raconter des histoires sans avoir recours aux mots, créer des mondes sans les dessiner. Agencer le chaos et l’imprévu, s’en nourrir aussi. C’est le programme du nouvel album de Tachycardie, Sommé-e.

Sommé-e s’apparente à la mise en son d’histoires qu’il nous reste à imaginer. L’album s’ouvre frénétiquement, avec “Pas élevé, se nourrit”. À l’origine, presque rien : deux baguettes, trois dalles de céramique. 11 minutes plus tard, tout un monde se construit, théâtre d’une course poursuite, en plein orage, parmi les spectres et les sonorités asiatiques.

À la régularité rythmique du premier morceau répond l’apparent chaos du second : “D’humeur à savoir”. Les percussions y sont prises de spasmes. La danse qu’elles esquissent évoque la gestuelle imprévisible d’animaux sur le qui-vive, immobiles un instant, en mouvement l’instant d’après, sans transition. Des bruits insectoïdes côtoient un pachyderme électronique à la démarche bancale. Tout se termine sur un son de cloche, qui ouvre le morceau suivant : « Directement, au voleur », une longue pièce de 17 minutes.

D’abord, Geoffroy prend son temps. Silence. On installe le décor. Un drone cuivré, comme un fantôme de gong, ondoie comme un reptile. Puis un rythme s’impose, régulier, tribal. Un coup de tonnerre électronique, imprévisible, donne le signal. Une tribu menaçante se déploie, se multiplie : elle est à gauche, à droite. On est effectivement encerclé, en pleine jungle, on se demande comment on va s’en sortir, jusqu’au climax de ce récit sonore. Le moment de la transe et du sacrifice païen.


Tachycardie en concert

Le jeu, c’est enfin la magie. Et cette fois, le jeu est aussi du côté du public. Ce qui est jubilatoire, quand on assiste à un tour de magie, c’est le grand écart entre l’évidence de ce que l’on voit (ce qui sort du chapeau, c’est un vrai lapin vivant) et l’incompréhension de ce qui a donné lieu à cette évidence. En concert, on voit JB Geoffroy, installé dans son cabinet de curiosités, entouré de machines, de bongos, de bouts de machine à laver, de son Histoire de France, bref, dans son dispositif appelé Tachycardie. Parfois frénétique, quand il frappe à la vitesse du son sur tout ce qui se trouve devant lui, parfois introspectif, quand il fait tourner un rythme pendant six minutes, il provoque la transe du public, médusé par ce qu’il entend, incapable de comprendre comment il fait ça alors que tous les éléments sont disposés devant ses yeux. Un concert de Tachycardie, c’est un spectacle de magie païenne.
Johann Trumel

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(en)

Drummer Jean-Baptiste Geoffroy piles project upon project, but each of these is different. To start with, there is Pneu, the frenetic drum/guitar duo whose concerts invariably rate high on the Richter scale. Next, there is Kick5ive, Geoffroy’s electronic and recreational project, as well as Binidu, an SF pop trio which pushes experimental boundaries. Then comes La Colonie de Vacances, a quadraphonic stage creation bringing together twelve musicians. In short, Geoffroy is an insatiable drummer who likes to work in groups, to explore musical devices and above all, to challenge himself. The idea of challenge brings us to Tachycardie, Geoffroy’s solo project...and a drumless one.

Superb records by drummers exist already, but JB Geoffroy has no interest simply in following in the footsteps of Chris Corsano, Man Forever or Will Guthrie, all of whom he lists as touchstones. Where, in that, would lie the challenge, the jeopardy, the playful adventure?
Thus is explained JB Geoffroy’s radical choice to do without drums. He conceived Tachycardie as a sound device combining on the one hand, the abstraction of electronic sounds —gleaned from field recordings, for example— and on the other, the density of palpably material sound. No snare drum, no bass drum for Tachycardie, then, but instead ceramics, driftwood, bells, keys, broken dishes, oyster shells...even a hardcover History of France, signed by one Pierre Conard. Geoffroy mixes a few instrumental sounds, like motorized cymbals and guitars, into what these heterogeneous objects provide. Tachycardie gives him the scope to explore the acoustics of the world and its objects, to realize the infinitude of their possibilities, to sift through such possibilities and to offer up the gems that he finds glinting in the mesh.

In 2019, Geoffroy released Tachycardie’s debut album, Probables (Un je-ne-sais-quoi, 2019). A record of unprecedented richness, sumptuously produced by Brice Kartmann, it also served to launch Tachycardie on stage, both solo and as a group. For the Tachycardie Ensemble, Geoffroy is accompanied by six musicians, and for each phase of his tour, he invites between five and ten others to join him live. Tachycardie can also take the form of autonomous plastic and sound installations.

According to Olivier Lamm in Libération, Geoffroy "composes as much as plays, encircles us as much as listens". It would be hard to put it better than this. Tachycardie’s root system spreads deep into the soil of the playground, in the childhood sense of the word: of play as exploration, and as unpredictability. Play as surprise: creating surprise with, and being surprised by, unexpected correspondences between materials. One harmonic, created by the impact of drumstick on ceramic tile, can run into another, emanating this time from a piece of metal or wood. Thus is created a new texture: a mobile, multiple and unified quality which will form the very DNA of Tachycardie for the full duration, or even for only a tiny part, of a track.

Such play is also about image, and about the stories that these images can tell. Geoffroy feeds on images and creates new ones. As a sketch artist and graphic designer, he reformulates images into sounds, and these, in turn, forge new images: telling stories without using words, creating worlds without drawing them. To be nourished by, and to derive form from, the chaotic and the unexpected: this is the mission of Tachycardie's new album, Sommé-e.

Sommé-e is like the setting in sound of stories that we have yet to imagine. The frenetic opening track, "Pas élevé, se nourrit", begins with almost nothing—two sticks, three ceramic tiles—but eleven minutes in, we hear a world being conjured into existence, a whole theatre of storms and chases in which asian sonorities and spectres surround us.
The apparent chaos of the second piece, "D’Humeur à savoir", answers the rhythmic regularity of the first. The percussion becomes spasmodic, the dance that it sketches evoking the unpredictable gestures of animals on the alert: static one moment, in motion the next, without transition. Insect-like noises mingle with the lopsided footfall of an electronic pachyderm. Everything ends with a bell ringing, and this same sound opens the next track: "Directement, au voleur", a long piece of seventeen full minutes.
Here, Geoffroy takes his time. First, there is silence. The stage is being set. A brassy drone, like the ghost of a gong, becomes a reptilian undulation. Then a rhythm emerges: it is regular, tribal. An unexpected electronic thunderclap gives the signal, then a menacing tribe multiplies and fans out: on the left, on the right. Surrounded on all sides, deep in the jungle, we wonder how we're ever going to escape...and then comes the climax of this sonic tale: a moment of trance, and of pagan sacrifice.

Tachycardie live

Ultimately, the game being played is one of magic, and in concert, the audience is part of that game. When we are shown a magic trick, what gives delight is the gulf between the unproblematic clarity of what we see (what comes out of the hat is a real living rabbit) and the problem of understanding what has given rise to that which we have so plainly observed or experienced. In concert, we clearly see JB Geoffroy installed in his cabinet of curiosities—surrounded by machines, bongos, bits of washing machine, his History of France. There he is, in his device called Tachycardie. At moments frenetic, striking everything that lies in front of him at the speed of sound, or introspective, spinning a rhythm for six minutes, he provokes a trancelike state in an audience dumbfounded by what it hears, and unable to understand how he does it—even though the elements at play are laid out for all to see. A Tachycardie concert is a pagan magic show.
Johann Trumel

credits

released December 18, 2020

UJNSQ-032

℗/© Un je-ne-sais-quoi 2020
12", 33 1⁄3 rpm (300 copies) + Digital Album

Composed, performed, recorded and mixed by Tachycardie
Mastered by Brice Kartmann
Design by Tachycardie
Tachycardie is Jean-Baptiste Geoffroy

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